dimanche 11 novembre 2012

Atelier / Ouvrez les vannes

L'atelier commence par une reconstruction de La Monnerie en miniature sur une grande table. Se dessinent très vite des zones et des centralités : le Montel avec son habitat resseré, la traverse le long de la route départementale où l’on trouve de nombreuses grandes maisons vacantes, ce que l’on nomme le centre bourg où se situent les commerces, la Roullière et ses grands équipements, les lotissements en contre haut… Cette construction commune permet de se représenter collectivement la commune, d’identifier les caractéristiques des différentes typologies d’habitats en relevant leurs atouts et inconvénients.

Une chose est sure, La Monnerie ne manque pas d’attractivité ! accessibilité via l’autoroute vers Clermont ferrand, proximité de Thiers, mais aussi la présence de la zone d’activité Racine sur la commune. Quelques travailleurs indépendants viennent même s’installer pour le cadre de vie. Mais la commune a perdu beaucoup d’habitants, elle peut encore travailler son attractivité ! Dans le centre bourg, autour de la traverse, au Montel, mais aussi entre les deux, les maisons à vendre ne manquent pas : “trop grandes”, “pas facile à chauffer”, “environnement hostile”, “pas de jardin immédiat”, “mauvaise image”... La situation est bien sur le fil du rasoir et l’attractivité pas encore très visible... Et tous le soulignent, l’ouverture de la gare ferait du bien !




Pour se projeter dans le développement de la commune, redynamiser le centre bourg et accueillir de nouveaux habitants, nous proposons différents scénarios :

- Suite à une proposition d’embauche à la Zone Racine, un couple vient s’installer avec deux enfants scolarisés l’un en école primaire l’autre au collège.
où viennent-ils s’installer ? Nous les imaginons d’abord au Montel ou dans les maisons jardins (grandes et belles bâtisses situées entre la traverse et l’école) : accessibilité piétonnes pour les enfants, atelier possible sur place pour un travail libéral... S’installeraient ils le long de la traverse et comment ? Il semble que les logements existants ne soient pas très attrayants (proximité de la route, importance du bâti..) et imaginons comment recomposer ces logements. Nous nous demandons aussi comment améliorer les conditions d’accueil dans le bourg.

- Trois étudiants / apprentis cherchent une colocation pour quelques mois.
Aujourd’hui, ils sont assez nombreux dans le secteur. Des travailleurs de passage, jeunes en formations, célibataires, plus ou moins installés. A la Monnerie, les logements sociaux sont déjà nombreux, et nous découvrons que certains propriétaires louent des parties de leurs grandes maisons. On imagine s’interroge sur l’évolution des foyers logements en logements     temporaires... qui pourrait générer des liens intergénérationnels.

Vie familiale modifiée, mobilité, précarité de l’emploi, nouvelles manière de vivre, migrations ville campagne, parents isolés, foncier inaccessible en ville, hausse du prix du pétrole et de l’énergie... ce petit exercice prospectif permet d’imaginer quels seront les futurs habitants et leurs besoins.




Comment les gens intéressés accèdent-ils à l'offre ? Beaucoup s'informent sur internet. La mairie peut aussi servir de relais. M. Boulard, agent immobilier local, est aussi sur le pied de guerre, mais c’est aussi souvent la boulangère Mme Therias qui s’occupe des visites en centre bourg... M. Boulard nous explique aussi comment les agences de Thiers commencent à refuser les maisons à vendre à la Monnerie faute de disponibilité des propriétaires qui ne vivent pas sur place, mais aussi faute de réussite dans les ventes. Comment donner plus envie aux vendeurs d’acheter ? Comment séduire les agences ? Nous proposons une visite des maisons et l'affichage sur les façades de croquis montrant les types d’aménagements possibles. Cette succession de projections pourraient faire l’objet de balades pour les curieux et les futurs habitants....
Pour changer l’image de La Monnerie et accueillir de nouveaux habitants, on évoque l'importance de la "contamination positive", comme au Chailas où un membre du groupe vient de rénover une maison qui “fait du bien au secteur” disent les autres participants.
La personne responsable de l’habitat à la Communauté de communes, nous informe sur les aides possibles (énergie, réhabilitation...) mais nous explique aussi que le budget alloué à ces rénovations est aujourd’hui complètement utilisé pour aider les personnes âgées en grande détresse à rénover leur maison pour un meilleur confort énergétique.
Autour de la table, une propriétaire a une maison à vendre depuis 5 ans le long de la traverse, et quasi aucune visite... On imagine un programme groupé en associant plusieurs propriétaires de maisons qui ne trouvent pas preneur pour tenter une réflexion collective : peut être qu’à plusieurs, en sacrifiant une maison, ou en les faisant communiquer cela permettrait d’inventer d’autres possibles ?

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